Bain de latérite à Risquetout…

Au programme du week-end: l’aventure en VTT dans un coin de forêt tropicale inconnue… Direction Risquetout. Jolie nom évocateur et très attractif pour les touristes. L’idée est de rejoindre le Saut Léodate, en amont sur le Kourou, après une trentaine de km en VTT. Après une douzaine de km en blatte’mobile sur la piste défoncée de latérite, on laisse la voiture pour partir en vélo. Les sacs bien chargés (une 15n de Kg) sont mis sur le dos et en avant les guibolles. Le soleil est là, 48h que des trombes d’eau nous tombaient dessus. Encore de la chance, la persévérance du binôme boumayé est récompensée.

Quel plaisir de retrouvé les sensation du VTT dans un pareil contexte: la piste serpente dans la forêt dense… Elle est partout autour de nous. Parfois, on entend un Paypayo. Des dizaines de lézards au vert pétant fuient à notre approche, dérangés dans leur bain de soleil au milieu de la piste par le bruit de nos pneus. Des morphos aux couleurs si superbes nous dépassent dans un vol hasardeux. Les montées et les descentes se succèdent, cassant le semblant de rythme que l’on s’efforce de garder. Mais les sacs sont vraiment trop lourds et mes jambes n’ont plus la vélocité d’autrefois. Sans boussole ni carte précise, on se fie à notre flaire pour rejoindre le fleuve. Mais il semblerait que l’on est bifurquer trop tôt vers le Nord et, au lieu de contourner une zone « montagneuse », on a plongé droit dedans. Les côtes & les descentes sont bien plus marquées. Il fait chaud et humide, j’ai soif, j’suis fatigué, mes jambes ne suivent pas… Puis la piste finie sans prévenir en cul de sac. Demi-tour pour essayer une autre bifurcation et une autre piste. Là aussi, elle finie en impasse. Échec, tampis, mais après 4h de vélo, je n’ai plus la force de continuer les recherches du fameux Saut.

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Arrivé près d’une piscine de latérite, je me jète tout habillé dans l’eau fraîche pour me rafraîchir. Le coup de chaud n’était pas loin. On monte le camp près de cette baignoire, dans les bois canon qui bordent la piste. On finie de se délasser dans l’eau, une bière à la main,en regardant des tamarins passer de branches en branches et laissant les têtards de l’eau nous nettoyer la peau usée par le soleil. La nuit est à peine tombée qu’on s’enfile vite fait toutes les ‘guez cuites sur notre petit feu de charbon de bois… Pas de grande veillée piroman vu qu’il y a peu de bois sec et que, de toute façon, la fatigue nous rattrape vite.

Je sors de mon sommeil en sursaut, réveiller par des trombes d’eau qui s’abattent sur nos bâches. Petites inquiétudes de savoir combien de temps resterons-nous au sec: Si la bâche lâche, ce sera forcement galère… Finalement, mise à part quelques fuites, il n’y aura pas de problème. La nuit se termine qu’en même en pointiller, façon “Roubi”… Au levé du jour, entre deux petites averses, tout est plié et nous voilà reparti dans l’autre sens pour retourner à la voiture. Les jambes ont récupéré, les sacs sont aussi moins lourds… on avance bien. Avec les pluies, la piste est plus humide et forcement, on est repeint par la latérite…. C’est marrant. Moins drôle par contre, c’est la tuile matos avec mon VTT à 2 balles: Un pneu se déchire à cause d’un patin de frein dévissé, perçant la chambre à air. Aucun moyen de réparer. Après deux tentatives de réparation bidouille, me voilà obligé de rouler une quinzaine de bornes sur la jante. Pas grave, l’essentiel est d’avoir rejoint rapidement la voiture… Voilà donc notre trip-aventure du week-end, made in Guyane.

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