Le lac de Petit Saut…..

Binôme boumayé pour la découverte du Lac Petit Saut : Antho’ et moi, seulement. Les autres avaient d’autres projets. Tampis, mais pour nous deux, le temps nous est compté et le nombre de week-ends restant avant notre retour en métropole n’est pas à rallonge. Nos ne pourront pas continuer les tripes en forêt, comme eux pourront le faire l’an prochain. Alors, départ samedi matin en blatte mobile sur la route sinueuse de Sinnamary. Petit détour par le camp Maripa, chopper le canoë… tout cela dans un bon timing.

11h30 au dégrad du lac, le canoë est mis à l’eau, chargé et nous voilà lancé à coup de pagaies énergiques sur les eaux du lac. Le barrage EDF disparaît derrière nous. Les eaux sont calmes, sombres… Drôle d’ambiance d’autant que l’ancienne forêt, maintenant inondée sous 40 à 50m d’eau, dresse encore le squelette de ces anciens arbres, silhouette fantomatique des géants d’une forêt morte. Pas un mouvement sur l’eau. Les branches noueuses et les troncs arrachés dépassent et se reflètent sur cet immense miroir immobile. Quelques taches colorées subsistent : Ce sont quelques épiphytes qui se sont installés sur le reste ligneux du bois en décomposition.

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Décors ahurissant, bluffant, déconcertant de ce lac et sa forêt sous l’eau… Le canoë se faufile dans ce qu’était l’ancienne canopée. On peut voir toute la ramification des branches passer sous notre embarcation. On slalome entre brindilles & ramilles, entre troncs & branches massives. Sensation unique de se faufiler dans ce cimetière sylvicole, dans le silence et l’immobilité de ce lac surréel.

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On a accosté sur une berge envahie par toutes sortes de branches et de troncs. Il a fallut se frayer un layon à coup de machette pour traverser la lisière épaisse et touffue. Une fois dans le sous-bois où la végétation est moins dense, on commence la préparation du carbet : défrichage, élagage, trouvé et coupé deux traverses, deux fourches de soutient, les attacher à de solides troncs, tendre la bâche… Plus rapide, plus facile, car en 2h, c’était réglé…

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Puis calé le reste de l’aprème dans nos hamac, tranquillou pour une bonne sieste… Le soir, sous la pleine lune, le feu qu’on a allumé est monstrueux. Pour une fois, la quantité du bois dont on dispose n’est pas un facteur limitant. Alors, on entasse bûches, branches, bois… A près de 2m, la chaleur du feu est encore insoutenable. Nos conversations vont bons trains, arrose de ti’punch, accompagné de saucisses imprégnées de piment toco. Seule la fatigue parviendra à nous arracher à la contemplation des braises qui crépitent. Le lendemain, même après une grosse nuit de pluies, le tas de braises, de plus de 30cm d’épais, était encore chaud. Le feu est reparti après avoir rassemblé les quelques moignons de bois trop éloigné du foyer pour avoir pu se consumer. Après un p’tit déj’, on a repris le canoë pour le chemin du retour, dans la même hallucination que la veille.

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