Brazil… Muito bem!

Départ de Kourou à 5h30 après avoir avalé un café chez moi. 3h plus tard, la route de l’est vient butter sur cet autre fleuve frontalier de la Guyane : l’Oyapock, cousin oriental du Maroni. Un piroguier brésilien nous choppe pour remonter un bout du fleuve. L’ambiance n’est pas la même que du côté surinamien. Le fleuves est moins large, les berges sont plus sauvages, le transit de pirogues est bien moins important vu qu’il n’y a pas autant de villages à ravitailler en amont du cours d’eau. Arrivé au poste de frontière brésilien, j’imaginais la ville d’Oiapock comme une petite bourgade tranquille, à l’image d’Albina au Surinam. Mais non, ça grouille de vie ici.

Paul nous gère au mieux notre départ. Les €uros sont changés en Reals, les passeports tamponnés. On grimpe dans un pick-up blanc latérisé. Direction Macapa. C’est partie : Une belle route bitumé s’enfonce dans le Brésil. On n’est pourtant pas loin de la Guyane mais les paysages sont curieusement différents : La forêt est sévèrement défrichée de ce côté du fleuve. Spectacle criant d’une Nature saccagée. Ce n’est pas des histoires ce qu’on nous raconte aux infos. Ici, la belle forêt que j’aime laisse place à de vastes pâturages bien verts et pourtant peu fertiles quand on regarde comme les quelques vaches qui y paissent sont maigres. Trop vite, le sol déjà pauvre est épuisé, et seuls quelques bois canons, espèces pionnières par définitions, arrivent à s’installer. Rien ne justifie (à mes yeux) autant d’hectares défrichés pour quelques malheureuses vaches. Quelques palmiers wassays ou Maripas permettent de ne pas confondre ces panoramas avec ceux du charolais bourguignon. Rapidement, la route bitumée laisse place à une piste de boue défoncée.

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Dans les premiers kilomètres, ça nous amuse : on prend des photos, on rigole, on applaudie quand le chauffeur nous sort des bourbiers les plus profonds… Mais Macapa est encore loin. Presque 600km nous séparent encore de notre objectif. On est secoué, bringuebalé, chahuté et vu comme on est entassé, le voyage devient usant… Les heures filent à mesure qu’on se rapproche de l’Amazone. Plus on se rapproche, plus la forêt disparaît… Ce ne sont plus que quelques bosquets qui rappelle qu’ici se trouvait le plus formidable des écosystèmes. Le mythe de l’Amazonie brésilienne s’effondre un peu dans ma tête, ou plutôt, la destruction de la forêt est une triste réalité. Les paysage de savane alternent avec des forêts secondarisées, anthropisées… Cela en devient monotone. Le chauffeur fait de nombreuses pauses dans de sortes de carbets-bar sortis de nul part. En fin d’aprème, au moment où le voyage commence à peser sur nous tous, un panneau qui enjambe la route annonce Macapa à 300km. Fichtre, reste la moitié… Voilà 7h qu’on roule.

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Les heures défilent… Vers minuit, les lueurs lointaines de Macapa illuminent l’obscurité brésilienne. La ville et vaste : 400’000 habitants, presque 2 fois plus que toute la Guyane. Alors forcément, ça nous change. La ville est plongée ans une semi obscurité. Quelques lampadaires éclairent les rideaux baissés de petites boutiques. Des piétons apparaissent sous les phares du pick-up, comme sortis de nul part. Le chauffeur, usé par 13h de conduite, nous pose à un hôtel du centre. Fatigué, on s’installe dans les chambres miteuses, remarquant à peine dans un couloir obscure qu’une nana était à 4 pattes devant un mec au pantalon baissé. Bienvenu au Brazil. 

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